Lyon, Bèchevelin & Cie

Grandes Familles Lyonnaises : Gillet

Il y a peu de familles lyonnaises qui laissent leur nom et passent les siècles dans cette ville. N'ont-elles pas laissé de traces ? Ou se sont-elles renouvelées régulièrement ?

Pour être complet il faut consulter les archives au hasard "des boîtes", ce qui n'est pas notre fort…  Nous allons présenter quelques familles dont nous trouvons les biographies.

Cette semaine voici la famille Gillet.

Pendant un siècle, les entreprises Gillet ont été le plus gros employeur de la région lyonnaise. Au-delà de la gestion de ses affaires, la famille a contribué à façonner des quartiers entiers, avec ses usines et ses cités ouvrières et a investi de nombreuses institutions sociales. On a prêté aux Gillet un pouvoir considérable. (introduction à la conférence d'Hervé Joly 2016).

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"François Gillet, un des huit enfants d'un cultivateur de Bully, petite commune située dans l'ouest lyonnais, quitte sa famille pour venir se placer dans l'industrie lyonnaise, comme apprenti. Il a 17 ans : nous sommes en novembre 1830. Vers 1837, François Gillet quitte son apprentissage, puis ouvre un atelier de teinture. (…)

François Gillet s'installe à son compte, en 1843, et crée la société F.Gillet et Pierron jeune (Pierron est son gendre). Son affaire prospère ; l'artisan réussit, développe ses fabrications, construit successivement deux usines sur les bords de la Saône (dont la qualité de l'eau est réputée), puis d'autres ensuite, à Yzieux, sur les bords du Gier, à Villeurbanne, Volland, puis à l'étranger (Russie, Italie, Allemagne, Autriche).
La Maison Gillet grandit. Elle devient Gillet et Fils, présente dans toutes les étapes des traitements.
Pour se développer davantage elle va maîtriser toute la chaîne de production des matières chimiques dont elle a besoin en s'appropriant les sources des matières premières.
Auparavant, François Gillet a envoyé son fils Joseph, acquérir des connaissances chimiques en Allemagne. À l'âge de 15 ans, il est parti poursuivre des études dans le laboratoire de Frésénius. Après quelques autres
stages dans l'industrie privée il rentre à Lyon, à l'âge de 19 ans, et devient alors l'associé de son père
au sein d'une nouvelle société : les Établissements Produits Chimiques Gillet & Fils.
extraits de Contribution à l’Histoire Industrielle des Polymères en France par Jean-Marie Michel

"Les Gillet, porteurs d’un patronyme très courant au point que l’on précise souvent "de Lyon", formaient une dynastie industrielle étonnamment méconnue. Leur importance économique à l’échelle nationale voire internationale dans les industries textiles et chimiques justifie une monographie, mais celle-ci se veut aussi un fil rouge pour évoquer les transformations du capitalisme français depuis un siècle et demi. (…) Le modeste atelier de teinture pour soie fondé en 1838 par François Gillet est devenu, trois générations plus tard, un ensemble industriel gigantesque dont on peine à dégager toutes les ramifications. Le vaste réseau familial s’est implanté dans de nombreuses institutions. extraits de la présentation de l'ouvrage de Hervé Joly les Gillet de Lyon, Fortunes d'une Grande Dynastie Industrielle (1838/2015)

"C’est sous la direction d’Edmond (1873-1931), fils aîné de Joseph-Louis, que l’entreprise Gillet participe à la création de Rhône-Poulenc en 1928. Quant aux deux autres frères, Paul est l’homme de Progil (1920) et Charles, celui des textiles artificiels, futur C. T. A. (Comptoir des textiles artificiels), puis Rhodiaceta. L’aventure des Gillet est une parfaite illustration de l’esprit entrepreneurial lyonnais qui a marqué cette ville depuis ses origines."

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extrait de la collection P.G. Flascu

Le patronyme Gillet est un diminutif du prénom Gille : "petit Gilles"

  extrait généalogique de la famille Gillet  :

Michel GILLET est né en 1785. Il est cultivateur. Il épouse Jeanne Marie RECORBET. Ils ont 8 enfants dont le 3ème se prénomme François. Michel décède en 1863 et est inhumé à  Bully (69).

I - François GILLET est né le 13 décembre 1813 à  Montagny, hameau de Bully (69). Il s'installe à  Lyon en 1830 comme ouvrier-teinturier et ouvre un atelier de teinture de soie en 1837. En 1840, il épouse Marie PIERRON, fille du Maire de Saint-Clément-sous-Valsonne (69). Ils ont 8 enfants. François décède le 18 octobre 1895 à  Bully où il est inhumé.

I.1 - Joseph-Louis GILLET est né le 20 novembre 1843 à  Lyon (69). En 1865, il épouse Mathilde PERRIN, née à  Saint‑Clément-sous-Valsonne (69), fille d'un notaire de Firminy (42). Il prend la succession de son père en 1895 et est banquier au Crédit Lyonnais. Joseph décède le 09 avril1923 à  Paris et est inhumé à Bully.

I.1.1 - Edmond Gilbert Marie GILLET est né le 19 septembre 1873 à  Lyon (69). Le 21 novembre 1903, il épouse Léonie Clémence MOTTE, née le 07 juillet 1883 ù  Roubaix (59), fille d'Albert MOTTE, industriel textile, et de Clémence LEPOUTRE. Edmond est Maire de Bully, administrateur du Crédit Lyonnais et régent de la Banque de France (il siège du 28. janvier 1926 à sa mort. Edmond décède le 15 octovre 1931 à  Paris  et l'inhumation a lieu à Bully. Léonie décède en 1963.

I.1.1.1 - Marguerite Mathilde Marie GILLET dite Maguy est née le 02 octobre 1904 à  Lyon (69). Elle épouse Ennemond Marie BIZOT, ingénieur, membre du Conseil d'Escompte de la Banque de France.

I.1.2 - Marie François Paul GILLET est né le 21 octobre 1874. Il est Président de société. En 1901, il épouse Marguerite BLANCHET, de Rives (38), fille de Paul BLANCHET, papetier spécialisé dans le billet de banque, la société Blanchet de Rives. Paul est Conseiller de la succursale de la Banque de France à  Lyon. Paul décède le 27 octobre 1971, sans postérité.

I.1.3 - Charles GILLET est né le 26 novembre 1879 à  Lyon (69). En 1906, il épouse Marcelle Juliette GARIN, fille d'un avocat. Charles décède en 1972.

I.1.4 - Marguerite GILLET épouse Henri BALAY, né en 1860, de Saint-Etienne (42). Henri décède en 1925.

I.1.5 - (Fille) GILLET épouse le Général JAMONT (1873-1951).

I.1.6 - (Fille) GILLET épouse COULOMBELLE.

 

I.2 - Marie Joséphine[1] GILLET est née en 1852 décède en1889). Elle épouse Henri de MONTGOLFIER. (1847-1914)

I.3 - François GILLET est médecin et chimiste. Il décède en 1896 en laissant 5 enfants.

 

•La famille fait construire la Villa Gillet en 1912 sur les hauteursCapture d’écran 2017-05-08 à 15

 

 

qui surplombent les usines du quai.

À la mort de Paul Gillet, ses héritiers cèdent la villa à la ville de Lyon.

 

 

 

 

 

•Pour l'ambiance, revoir le film de Jeanson "un Revenant" 1946 : analyse des répercussions par Martin Barnier 1999

 

•pour en savoir plus lire :

-de PEYRENET Marcel, "La dynastie des Gillet", Le Sycomore, Paris 1978 ;

-sur Millénaire-3 : François Gillet, un Grand Industriel de la Chimie 1813/95 ;

-dans le site de la Bibliothèque Municipale de Lyon la collection Histoires d'Usines : la Tase et la Rhodia ;

-l'Atelier de Pierre-G Flascu : Quelques Grandes Figures de l'Industrie Lyonnaise ;

 

 

 

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Grandes Familles Lyonnaises : Winckler

Il y a peu de familles lyonnaises qui laissent leur nom et passent les siècles dans cette ville. N'ont-elles pas laissé de traces ? Ou se sont-elles renouvelées régulièrement ?

Pour être complet il faut consulter les archives au hasard "des boîtes", ce qui n'est pas notre fort…  Nous allons présenter quelques familles dont nous trouvons les biographies.

 

•Famille liée aux Lumière, les Winckler, brasseurs

•Origine : winckler est un nom de famille flamand issu du moyen neerlandais winkel qui signifie coin, par extension "boutique" et a désigne "le boutiquier" : nom de metier. filae

•Alphonse Winckler, brasseur alsacien, fils de brasseur, arrive à Lyon en 1869. Il va tout d'abord s'associer à Lammbert-Morel, quai de Serin. Puis, en 1873, il reprend la Brassserie Rapp, quai Saint Vincent, puis la Brasserie Corrompt , rue de l'humilité à la Guillotière.

En 1882, il étend la brasserie et la modernise : la brasserie dispose de ses écuries, de garages pour les voitures de livraison et d'entrepots de stockage. En 1890, la Brasserie Winckler est la plus importante de la région. introduction sur legestophile et les descendants sur Famille de Pionniers.

Généalogie complète sur geneanet.

 

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la brasserie 1920 avec ses responsables?  collection BML photographies de Rhône-Alpes

•La brasserie Winckler Brasseurs & Fils était installée depuis 1886 au 3-5 rue de l'Humilité. Antérieurement (depuis 1878) cette brasserie était installée quai Saint-Vincent. En 1935, elle devient une S.A.R.L. À partir des années 1980, le site est occupé par une école professionnelle privée de remise à niveau et par un garage automobile. (actuacity)

 

•Située à proximité de l'hôtel des Lumière, la villa winckler à Monplaisir a été restaurée il y a peu…

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pour devenir un restaurant !

 

 

 

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Les Bières de Lyon

La bière se refait sa place au pays du vin. Sa fabrication est en recrudescence en France depuis une ou deux décennies.

•Festival Lyonnais de la Bière Artisanale, cet événement nouveau a réuni 120 brassseurs et a attiré près de 9000 visiteurs cette année à sa 2°édition.

Lyon, capitale de la bière entre 1830 et 1850, dénombrait en 1850 pas moins de 27 brasseries à Lyon explique Rue89Lyon, partenaire de cette manifestation.

 

La Bibliothèque Municipale de Lyon fournit un document intéressant :

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Brasserie & Malteries Lyonnaises

Capitale des Gaules sinon des "gueules", Lyon a été pendant longtemps un centre de brassage de la bière de première importance. Bien qu’entourée de vignobles renommés avec la Bourgogne au nord et les côtes du Rhône au sud, la ville parvient à faire une place de choix à la bière, en se plaçant juste derrière Paris en terme de volume produit à la fin du XIXe. Elle constitue également une étape notable lors du Tour de France des Compagnons dans l’apprentissage du métier de brasseur.

Lyon compte 11 brasseries en 1838, 36 en 1861 mais cinq en 1890, le chiffre en baisse trahissant la disparition des artisans au profit d’une production plus industrielle aux volumes importants. La production traditionnelle, au début et au milieu du XIXe s., était tournée vers une bière de fermentation haute, de couleur ambrée et relativement alcoolisée : "la bière de Lyon".

A la fin du XIXe s. s’installe le règne des bières de fermentation basse, blondes et peu alcoolisées à l’image des "lagers" allemandes, sous l’influence de la concurrence des bières lorraines et étrangères.

Cette belle affiche de Géo Blott a été réalisée en 1896 pour les Brasseries et Malteries Lyonnaises, puissante entreprise d’une capacité de brassage de 30 000 hectolitres annuels. On y voit un personnage à la jovialité contagieuse qui n’est pas sans évoquer Gambrinus, le roi mythique de la bière, souvent représenté juché sur un tonneau. C’est ici un lourd coffre d’aspect médiéval qui fait office de trône. Le ventre rebondi et l’imposante ceinture ne le cèdent en rien aux deux généreuses chopes brandies, dont l’une est munie d’un couvercle évitant aux moucherons et autres visiteurs indésirables de venir gâter l’or liquide. Nul autre besoin de décor élaboré pour lancer au spectateur de l’affiche une invitation aux plaisirs maltés ! < http://numelyo.bm-lyon.fr/f_view/BML:BML_02AFF01000AffM0345?collection_pid=bm#  >

 

•dans la presse

-édition 2016, résumé ;

-le Progrès du 13 avril 17 ;

-sur Fr3 en avril 17 ;

 

 

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Grandes Familles Lyonnaises : Lumière

Il y a peu de familles lyonnaises qui laissent leur nom et passent les siècles dans cette ville. N'ont-elles pas laissé de traces ? Ou se sont-elles renouvelées régulièrement ?

Pour être complet il faut consulter les archives au hasard "des boîtes", ce qui n'est pas notre fort…  Nous allons présenter quelques familles dont nous trouvons les biographies.

•Une des familles lyonnaises les plus connues, est celle des Lumière

Les Lumière, de la Haute-Saône à Paris, puis à Lyon, 

Claude Antoine Lumière nait le 13 mars 1840 à Ormoy (70). Fils d’un vigneron et d’une sage-femme, il devient peintre en bâtiments, puis photographe. Ses parents décèdent à Paris tous les deux en 1854, il n’a que 14 ans. (…)
Il meurt à Paris le 15 avril 1911 dans le 9ème arrondissement à son domicile et il est enterré au cimetière de la Guillotière à Lyon le 18 avril 1911. la suite très détaillée dans le site de Genealanille

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•Les origines de la famille étaient modestes. Antoine, épousa une blanchisseuse, Jeanne-Joséphine. Ensemble, ils auront six enfants : trois garçons et trois filles.
Auguste et Louis, les aînés, sont nés à Besançon, mais c’est à Lyon que la famille s’établira et fera fortune. L’aisance matérielle déclencha chez Antoine ce que l’on a appelé "la maladie de la pierre". Il fit, en effet, construire de nombreuses villas : à La Ciotat par exemple, où la famille aimait passer les beaux jours, mais aussi à Evian, et au Cap d’Ail, à côté de Monaco.

Cette famille nombreuse passait beaucoup de temps ensemble, autant dans le travail que dans les loisirs. De nombreux films et photographies ou autochromes, au bord de mer, en sont les témoignages.

 

•Présentation générale des Lumière sur Sites & Cités, dans Rencontre avec une Cité.

Les inventions des Lumière sont celles d'Antoine, et de Auguste et Louis sur le site de l'Institut Lumière à Lyon un peu complèté par wikipedia. et par Millénaire3

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La villa d'Antoine Lumière, toujours visible et en partie visitable.

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dont les parties communes vallent le détour :

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•Pour résumer, les enfants Lumière :

Auguste Lumière est né le 19 octobre 1862 à Besançon. Il meurt le 10 avril 1954 à Lyon.

Louis Lumière est né le 5 octobre 1864 à Besançon. Il meurt le 05 juin 1948 à Bandol (83).

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Jeanne Claudine Odette Lumière est née le 2 avril 1870 à Besançon. Elle meurt le 24 novembre 1926 à Lyon 6ème.

Mélina Juliette Lumière est la première des enfants Lumière née à Lyon le 30 septembre 1873 dans le 2ème. arrondissement. Elle décède le 5 janvier 1924 à Montpellier

Francine dite France Lumière nait le 18 septembre 1882 à Lyon 2ème.  Elle décède le 3 mai 1924 à la Ciotat.

Pétrus Edouard Lumière nait le 18 novembre 1884 à Lyon 2ème. Il meurt pour la France le 17 février 1917 à St Sauveur (70)

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De part et d'autre de l'avenue A.Thomas, des bâtiments des Lumière, tel un hameau dans le quartier de Monplaisir

 

•Quatre des enfants Lumière épousent les enfants du couple Winckler-Thévenin (les brasseurs) ; la suite de la généalogie sur une Famille de Pionniers1 et Famille de Pionniers2.

Un des petit-fils témoigne Max Lefrancq-Lumière  sur France-Télévision : (mettre le son) 2,30mn

 

•On trouve un monument aux Lumière dans le cimetière de la Guillotière, hélas la sépulture n'est plus entretenue par la famille, faute de moyen…

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autre billets sur des grandes familles lyonnaises :

-les Neufville de Villeroy ;

-les Mandelot ;

-les Winckler ;

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Aucune Nouvelle Festivité pour les Rosiéristes

✪Il avait été question d'organiser une biennale de roses dans Lyon et la région à la suite des rencontres de 2015, mais il n'en sera rien.

En guise d'anniversaire, nous vous proposons un autre aspect du travail des rosiéristes que nous n'avions pas vu lors de notre série sur la profession et qu'un article du Progrès trouvé au hasard de la lecture d'archives, nous dévoile : les phases tout au long du calendrier !

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un rosiériste de la Loire, à Mornand-Forez (27/09/16)

 

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Grandes Familles Lyonnaises : Mandelot

Il y a peu de familles lyonnaises qui laissent leur nom et passent les siècles dans cette ville. N'ont-elles pas laissé de traces ? Ou se sont-elles renouvelées régulièrement ?

Pour être complet il faut consulter les archives au hasard "des boîtes", ce qui n'est pas notre fort…  Nous allons présenter quelques familles dont nous trouvons les biographies.

•La semaine dernière nous avons refait connaissance avec les Neuville de Villeroy, qui avaient acquis leur charge par un mariage lyonnais avec la famille Mandelot dont le Musée Militaire de Lyon a gardé trace.

François de MANDELOT, Gouverneur du Lyonnais (1529-1588) :

François de Mandelot seigneur de Passy, de bonne, mais petite noblesse est né à Paris. Il est destiné à la profession des armes et est admis parmi les pages de Jacques de Savoie, duc de Nemours avec lequel il va faire carrière. Gentilhomme de la chambre du roi et lieutenant du duc de Nemours, il participe aux guerres contre Charles-Quint des années 1550/… : il se distingue au siège de Metz (1552), à la prise de Thionville et dans la campagne d’Italie (1555).

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Notice de François Mandelot par A.Pericaut Archives Historique du Rhône 1828

Après 1560 commencent les guerres de religion. Mandelot rejoint Jacques de Nemours, lorsqu’il tente de libérer Lyon, occupé par les protestants. il participe à l’offensive jusque sous les murs de Lyon et se distingue lors des combats victorieux contre les troupes du baron des Adrets (fin 1562). Mandelot retourne ensuite servir dans l’armée royale et se distingue à la bataille de Saint-Denis. Le roi Charles-IX lui accorde sa confiance et le fait entrer en son conseil privé. Aussi est-il logique qu’en 1568, il soit nommé lieutenant-général auprès du duc de Nemours à Lyon. Il poursuit la lutte contre les protestants, mais ne peut appliquer l’édit de Saint-Germain devant l’opposition des Lyonnais à la pratique du culte réformé. Quand le duc de Nemours renonce au gouvernement du Lyonnais en février 1571, il recommande au roi de le remplacer par Mandelot son lieutenant-général : celui-ci sera gouverneur jusqu’à sa mort en 1588.

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Il est à remarquer qu’il est le seul gouverneur de l’époque qui n’appartient pas à la haute aristocratie et qu’il est aussi le seul à résider continuellement dans son gouvernement. Il réussit à protéger Lyon des combats, à maintenir sa fidélité au roi et la stabilité des institutions, malgré les guerres continuelles, la fiscalité écrasante, les poussées de peste et l’exaspération religieuse. (extrait de la page sur Mandelot du Musée Militaire de Lyon)

Pourtant cela commence mal. Suite à la Saint-Barthélémy, des catholiques fanatiques veulent imiter les parisiens. Mandelot temporise, tente de maintenir l’ordre, mais au soir du 28 août 1572 les premiers meurtres ont lieu. Le 29 Mandelot fait enfermer les Réformés en divers lieux, peut-être pour les protéger : le lendemain en son absence les extrémistes massacrent tous les internés, environ 800 personnes. Le gouverneur désapprouvait le massacre, mais n’avait pas les moyens de l’empêcher...

Après la mort de Charles-IX, il accueille à Lyon la reine Catherine de Médicis venue à la rencontre à Bourgoin du nouveau roi Henri-III de retour de Pologne. Celui-ci fait son entrée solennelle à Lyon le 6 septembre 1574.
Le gouverneur a toute la confiance du pouvoir : le volume de leur correspondance le prouve. Il reste membre du Conseil Privé et le roi le consulte. Il obtient la confiance des autorités locales, protège la ville en s’interposant quand les protestants s’approchent ; il intervient en Dauphiné, en Vivarais et en Forez. Mais la réaction catholique, la "Ligue" est soutenue par le nouvel archevêque Pierre d’Epinac.

Mandelot gouverne seul sans lieutenant-général jusqu’en 1586, année où Guillaume de Gadagne lui est adjoint : l’entente entre eux est totale. C’est d’autant plus nécessaire depuis qu’Henri de Navarre un protestant est devenu l’héritier d’Henri III en 1584 et que la Ligue catholique en est renforcée et s’oppose au Roi. Mandelot maintient la ville dans l’obéissance au roi jusqu’à sa mort en novembre 1588. Son successeur est Charles-Emmanuel de Nemours qui prend le parti de la Ligue.

Mandelot a recommandé sa famille au consulat, car il n’est pas riche : il est le seul gouverneur qui ne se soit pas enrichi... C’était un homme de bien, qui a su ménager les intérêts de la ville, dans la fidélité au roi. Il a marié sa fille Marguerite à Charles de Neuville d’Alincourt qui deviendra gouverneur du Lyonnais en 1612 et dont les descendants seront les Neuville de Villeroy.

•Une toute petite rue dans le Vieux-Lyon porte son nom.

Bien que n'ayant pas fait de dynastie à Lyon, ce personnage nous a paru digne d'être mis à l'honneur via ce petit billet.

 

 

 

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Le Vent sur le Rhône…

•Un jour de grand vent au parc de Gerland… 26s'

Les flots remontent, car c'est le vent du sud qui souffle !

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Grandes Familles Lyonnaises : Neufville de Villeroy

Il y a peu de familles lyonnaises qui laissent leur nom et passent les siècles dans cette ville. N'ont-elles pas laissé de traces ? Ou se sont-elles renouvelées régulièrement ?

Pour être complet il faut consulter les archives au hasard "des boîtes", ce qui n'est pas notre fort…  Nous allons présenter quelques familles dont nous trouvons les biographies.

•La plus facile, est la famille Neufville de VIlleroy que présente les musées Gadagne sur une page thématique :

Cinq générations de Neuville de Villeroy au gouvernement de Lyon (1608-1765)

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"Illustre famille aristocratique lyonnaise d’origine normande, la famille de Neuville d'Alincourt détient le gouvernement de Lyon et des provinces du Lyonnais, Beaujolais et Forez de 1608 à 1789, sur cinq générations".

-C’est Nicolas-IV de Neuville qui, unissant en 1588 son fils Charles à Marguerite de Mandelot, fille du gouverneur de Lyonnais, obtient dans le contrat de mariage que cette charge revienne à la famille de Neuville de Villeroy, de façon héréditaire.

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Charles-Iier de Neuville de Villeroy (1542-1617) est le premier à gouverner Lyon, de 1608 à 1642.

 

-Son fils aîné, Nicolas-V Marquis de Neuville de Villeroy (1598-1685), devient gouverneur de la ville à la mort de son père, en 1642. En 1651, il obtient le titre de 1er Duc de Villeroy !

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"Dès 1615 Nicolas forme un régiment à son nom, qu’il cède en 1631 à son frère François. Devenu maréchal de camp (1634), il commande à Casale et Pignerol (1631-1635). Après la mort de son frère tué à Turin (1640), il reprend le commandement de son régiment devenu en 1635 Régiment du Lyonnais. En 1642 au décès de son père , il devient Gouverneur du Lyonnais, Forez et Beaujolais. Il sera en fait très peu présent à Lyon, car il accompagne Louis-XIII en 1642, puis Louis-XIV en 1658. Gouverneur du jeune Louis-XIV, il est promu Maréchal en 1646. Ministre d’État, président du Conseil des Finances (1661), Duc et Pair (1663), il lègue le Régiment de Lyonnais à son fils François et laisse son frère l’archevêque gouverner à sa place." (extrait de la page du musée Militaire de Lyon)

À sa mort en 1685, il transmet ce titre avec celui de gouverneur de Lyon à son fils aîné, François de Neuville de Villeroy (1644-1730).

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-"François de Neuville Duc de Villeroy (1644-1730) fils de Nicolas est élevé avec Louis-XIV, qui restera son ami toute sa vie. Il reprend le Régiment du Lyonnais de son père (1661-1683) ; nommé maréchal de camp (1674) puis lieutenant-général (1677), il succède à son père au Gouvernement du Lyonnais (1685). Il cède le régiment de Lyonnais à son fils Louis-Nicolas. Alors qu’il s’était distingué militairement comme maréchal de camp ou lieutenant général, il fait par la suite preuve d’incompétence à la tête des armées. Nommé Maréchal de France en 1693, il accumule les défaites. en Italie, il est battu à Chiari et capturé à Crémone ; le soutien de Louis-XIV fait qu’il est encore à la tête de l’armée aux Pays-Bas : il est battu par Marlborough à Ramillies (1706). Il est alors privé de commandement, mais devient par la suite par le testament de Louis-XIV gouverneur du jeune Louis-XV de 1717 à 1722 ; il est membre du Conseil de Régence et président du Conseil des Finances. Le Régent l’exile (1722-1724), puis il tente un retour à la Cour, mais son temps est passé : il meurt à 86 ans en 1730."

-"Le frère cadet de Nicolas, Camille de Neuville, homme d’église, est nommé archevêque de Lyon en 1646, mais il est aussi depuis 1645 lieutenant-général du gouverneur. Jusqu’à sa mort en 1693, il remplace son frère puis son neveu, très souvent absents. Camille de Neuville joue un rôle très important à Lyon, où il réside en permanence. Sur le plan religieux, il est un évêque zélé mais modéré, un bon exemple de la rénovation catholique après les guerres de religion. Sur le plan politique il exerce une autorité absolue ; il encourage le développement économique et urbain (aménagement de la place Bellecour)".

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"Lui succèdent:

-son fils Louis-Nicolas de Neuville de Villeroy (1663-1734) entre 1730 et 1734,

-son petit- fils François-Louis de Neuville de Villeroy (1695-1765) de 1734 à 1765,

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-puis le neveu de ce dernier Gabriel-Louis-François de Neuville de Villeroy (1731- guillotiné en 1794) jusqu’en 1789.

•Mais au XVIII° siècle la fonction n’est plus qu’honorifique, le pouvoir local est passé progressivement aux mains des intendants. Le premier est Louis-Nicolas, fils de François, de 1730 à 1734, dont le frère François-Paul est archevêque de Lyon de 1714 à 1731.
François-Louis fils de Louis-Nicolas est gouverneur de 1734 à 1763, auquel succède son neveu Gabriel-François de 1763 à 1790, destitué par la Révolution et guillotiné à Paris en 1794.


Quand ils étaient présents à Lyon, ils résidaient à l’hotel Villeroy, construit vers 1730, rue de la Charité, actuel musée des Tissus. À Lyon une rue Villeroy perpétue leur mémoire", sur la Rive-Gauche, où il n'est pas sûr que les Neuville de VIlleroy aient gouverné…

 

•Pour résumer, voici la fiche du Musée des Tissus :

La famille de Villeroy exerça le gouvernement de la province du Lyonnais du XVIIème au XVIII siècle :

  • Charles de Neufville de Villeroy (1566-1642),
  • Nicolas de Neufville de Villeroy (1598-1685), 1er duc de Villeroy, gouverneur à partir de 1642,
  • François de Neufville de Villeroy (1644-1730), 2ème duc de Villeroy,
  • Louis-Nicolas de Neufville de Villeroy (1663-1734), 3e duc de Villeroy, gouverneur à partir de 1730,
  • Louis-François Anne de Neufville de Villeroy (1695-1766),4e duc de Villeroy, gouverneur à partir de 1734,
  • Gabriel-Louis François de Neufville de Villeroy (1731-1794), 5e et dernier duc de Villeroy, gouverneur à partir de 1766. Mort sur l’échafaud.

 

On ne sait si cette famille a des descendants, car il ne nous sont pas connus…

mais si vous avez des informations, merci de nous les faire parvenir !

 

 

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CAUE : démolir, entretenir, reconvertir, restituer, laisser, agrandir, rénover, déplacer

Une petite exposition du Conseil en Architecture, Urbanime et Environnement de la Région Auvergne/Rhône-Alpes explique actuellement les différentes possibilités de traiter un édifice, qu'il soit jugé patrimonial ou non. Des exemples de rénovation et de réhabilitation y sont montrés.

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le siège du CAUE quai st-Vincent : une superbe réhabilitation d'un bâtiment historique.

Démolir : si nombre de destruction sont légitimes, certaines font disparaître des édifices témoignant d'un courant social, de la pratique d'un maître d'ouvrage, de l'apparition ou de l'évolution d'un type d'édifice, de l'œuvre d'un créateur, de la mise en œuvre d'une technique, etc…

Entretenir : l'entretien régulier est l'attitude normale vis-à-vis d'un bien immobilier. Cependant, il a souvent un impact négatif sur l'édifice du fait du cumul de petites interventions peu opportunes effectuées au fil des ans.

Reconvertir : changer l'affectation d'une immeuble signifie souvent intervenir de façon lourde sur ses espaces pour les adapter à un nouvel usage. Parfois même de modifier sa volumétrie par adjonctions ou démolitions partielles.

Restituer : cette démarche de type Monuments Historiques consiste à remettre dans leur état initial, supposé ou attesté, l'ensemble des caractéristiques architecturales et décoratives d'un édifice.

Laisser : l'absence d'entretien peut souvent être un état transitoire lié à la préparation raisonnée d'une démolition, d'une rénovation ou d'une reconversion ou le temps nécessaire pour résoudre d'éventuelles questions programmatiques, juridiques ou budgétaires complexes.

Agrandir : l'extension répond à un besoin de surface(s) supplémentaire(s).

Rénover : cette pratique consiste à réparer les outrages du temps ou de l'usage, infligés. Elle s'est accrue au cours des dernières décennies du fait de l'évolution des normes et des exigences environnementales, de l'optimisation du rendement des biens immobiliers.

Déplacer : le démontage et le transport sur un autre site constituent l'ultime recours pour sauver un édifice d'une démolition imminente du fait de pressions liées à de forts enjeux fonciers ou à la décision irrévocable d'un propriétaire peu averti ou friand de nouveauté.

 

*à quelle catégorie se réfèrent les réhabilitations ?

•autres billets de ce blog sur ce thème :

-Rénovation Pharmaceutique ;

-Rénovation / Réhabilitation ;

-Renouveau Garage Citroën ;

-Rénovation Buanderie HCL ;

-Rénovation à la Doua ;

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Projets Urbains Grand-Lyon

Ce n'est plus le Grand-Lyon, mais Lyon-Métropole !

✪Mais ce sont les mêmes projets urbains ! Un projet urbain ne se décide pas d'une année sur l'autre. Parfois il faut même 10 ans.

 

•Un récapitulatif dans le Progrès du jeudi 9 février 17

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-Y-en a-t-il que vous ne connaissiez pas ?

Cet article s'insérait dans le dossier du Progrès consacré aux Trophées du Bâtiment et de l'Immobilier de la semaine dernière. Il montre combien Lyon et sa métropole sont dynamique, et ce, depuis plus d'une décennie. Et ce malgré la crise…

Nous l'avons mis à part afin de l'avoir en référence. Nous le complèterons au fur et à mesure des mois…

 

 

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