de Maud ROY
le mercredi 14 mars 2012 en mairie du 3°

Pour faire le lien avec un billet précédant…
La propriété de la Buire fait partie des bâtiments patrimoniaux identifiés, inventoriés, utiles et financièrement assurés.


•La 1°mention attestée et confirmée de la maison de la Buire date de 1560, mais en fait elle existe déjà fin XV°, et pourrait être plus ancienne.
Elle tire son nom d’anciens propriétaires, les Buyere, dont Barthélémy a déjà l’honneur d’une rue dans le 5°arrondissement. De siècle en siècle, la calligraphie a transformé le nom en Buyre, puis Buire. Le même nom a donné Buers à Villeurbanne. Ces propriétaires fort riches, avaient donc des domaines sur la Rive-Gauche du Rhône. C’est le frère de Barthélémy, Jacques, imprimeur lui aussi dans la Presqu’Île, qui avait acquis cette demeure non loin de l’ancienne route du Dauphiné et de la Rize aux eaux claires. Le nom apparaît sur un terrier de 1456.

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•À cette époque la maison est fort modeste : un logis de 3 pièces avec une tour de guet et des fossés le long d’une levée de terre.
Dans l’actuelle résidence, on voit encore un plafond et des fenêtres de cette époque. En 1560 le logis est agrandi d’un bâtiment qui fait angle au nord et flanqué d’un escalier bien décoré dans une tourelle à laquelle on adjoint une échauguette et une galerie de distribution (qui a disparu). Les autres élèments sont encore visibles.


•Au XVI° le domaine change de propriétaire à 2 reprises : les Tignat de Bron, puis les Montconys de Lyon en 1581. Ces derniers possèdent aussi la Grange de Gerland sur la Rive-Gauche du Rhône.
Les Montconys ne logent pas à la Buire, ils ont ailleurs d’autres demeures plus amènes. En 1640 de grands travaux sont engagés et l’on refait des planchers, des baies, ainsi on trouve encore des plafonds à la française, on abaisse les fenêtres auxquelles on adjoint des garde-corps, on introduit des portes par exemple. On maintient le système de défense. Des bâtiments agricoles sont construits à l’est, car le domaine comprend des prés, brottos, vergers, vignes, terre à céréales comme l’indique le plan de Bèchevelin de 1710. Il faut ajouter des mûriers en bordure du fleuve et de la maison.

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•Les Rachais en sont acquéreurs fin-XVII°. Ils font peu de transformation, mettent un escalier double sur la façade ouest et en décore la porte. Les cheminées de marbre ouvragé datent de cette époque. Ils y habitent.

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Au XIX°, ils percent des rues sur leur propriété (Bonne-foi, Vigilance, Humilité), ils lotissent et investissent : d’où les usines de la Buire en 1847 (matériels roulants très connus comme des wagons, tramways, bateaux, métiers à tisser, puis des voitures très fameuses pendant l’Entre-2-Guerres).

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•En 1885, la maison est donnée aux Petites Sœurs de l’Assomption pour l’évangélisation des populations pauvres. Elles construisent la chapelle en mâchefer à la place de bâtiments agricoles ce qui forme encore une cour en U y compris actuellement. Suite aux différends avec la loi de 1905, elles sont expropriées le 29 octobre 1912 et la municipalité ne sait pas trop quoi faire des bâtiments qu’elle a achetés.

•Par ailleurs, avec la guerre, de nombreux mutilés ont besoin à la fois de soins et d’une reconversion, c’est pourquoi Éd.Herriot en fera une école ouverte le 11 décembre 1914. Elle forme les handicapés de guerre à divers métiers qui vont de la comptabilité à la menuiserie, de la cordonnerie à l’orthopédie. Elle sera fermée à la suite d’un mal entendu en 1919. La maison change alors de destination.


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•Le 2 mai 1920, la propriété est convertie en foyer pour étudiantes et GIn buire XIX hp escal-XVIII turlutau nord les bâtiments sont étendus pour faire plus de chambres ; d'abord elle est gérée par une association,
puis par le CROUS depuis 1920 sur bail emphytéotique.

Des travaux d’entretien ont été effectués en 2003, et d’autres sont prévus, c’est pourquoi la résidence est vide actuellement.

Mais ces lieux historiques ne sont toujours pas visitables.

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Veuillez soutenir l’inscription de ce bâtiment aux visites lors des Journées Européennes du Patrimoine, svp !

 

la retranscription de cette conférence sur internet