La bière se refait sa place au pays du vin. Sa fabrication est en recrudescence en France depuis une ou deux décennies.

•Festival Lyonnais de la Bière Artisanale, cet événement nouveau a réuni 120 brassseurs et a attiré près de 9000 visiteurs cette année à sa 2°édition.

Lyon, capitale de la bière entre 1830 et 1850, dénombrait en 1850 pas moins de 27 brasseries à Lyon explique Rue89Lyon, partenaire de cette manifestation.

 

La Bibliothèque Municipale de Lyon fournit un document intéressant :

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Brasserie & Malteries Lyonnaises

Capitale des Gaules sinon des "gueules", Lyon a été pendant longtemps un centre de brassage de la bière de première importance. Bien qu’entourée de vignobles renommés avec la Bourgogne au nord et les côtes du Rhône au sud, la ville parvient à faire une place de choix à la bière, en se plaçant juste derrière Paris en terme de volume produit à la fin du XIXe. Elle constitue également une étape notable lors du Tour de France des Compagnons dans l’apprentissage du métier de brasseur.

Lyon compte 11 brasseries en 1838, 36 en 1861 mais cinq en 1890, le chiffre en baisse trahissant la disparition des artisans au profit d’une production plus industrielle aux volumes importants. La production traditionnelle, au début et au milieu du XIXe s., était tournée vers une bière de fermentation haute, de couleur ambrée et relativement alcoolisée : "la bière de Lyon".

A la fin du XIXe s. s’installe le règne des bières de fermentation basse, blondes et peu alcoolisées à l’image des "lagers" allemandes, sous l’influence de la concurrence des bières lorraines et étrangères.

Cette belle affiche de Géo Blott a été réalisée en 1896 pour les Brasseries et Malteries Lyonnaises, puissante entreprise d’une capacité de brassage de 30 000 hectolitres annuels. On y voit un personnage à la jovialité contagieuse qui n’est pas sans évoquer Gambrinus, le roi mythique de la bière, souvent représenté juché sur un tonneau. C’est ici un lourd coffre d’aspect médiéval qui fait office de trône. Le ventre rebondi et l’imposante ceinture ne le cèdent en rien aux deux généreuses chopes brandies, dont l’une est munie d’un couvercle évitant aux moucherons et autres visiteurs indésirables de venir gâter l’or liquide. Nul autre besoin de décor élaboré pour lancer au spectateur de l’affiche une invitation aux plaisirs maltés ! < http://numelyo.bm-lyon.fr/f_view/BML:BML_02AFF01000AffM0345?collection_pid=bm#  >

 

•dans la presse

-édition 2016, résumé ;

-le Progrès du 13 avril 17 ;

-sur Fr3 en avril 17 ;