Nous abordons rarement le volet agricole dans l'agglomération dans ce blog. Voici une série de presse qui rassemble ce que l'on trouve sur ce thème…

Le secteur agricole ne représente que peu de pourcentage de l'économie de l'agglomération, comme nous le disions dans le billet du 5 juin 16. Voyons-en cependant la diversité…

 

•Les ruches étaient un attribut des campagnes, de nos jours, elles ponctuent aussi des terrasses d'immeubles et l'on rencontre des abeilles dans les jardins publics, privés ou au bord de nos fenêtres…

Toutefois à la campagne, le problème de la santé de ces insectes est prégnant, comme dans toute l'Europe…

-à Solaize, comme dans le reste de l'agglomération : même constat

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dans le Progrès du mardi 20 septembre 16

 

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dans le Progrès du jeudi 25 aout 16

 

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 dans le Progrès du vendredi 26 aout 16

 

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dans le Progrès de lundi 12 décembre 16 

-autre angle de vue sur FR3 du jeudi 18 août 2016 ;

-questionnement au Sénat français en 2014 ;

 

 

-Le Progrès Rhône Métropole du samedi 12 Novembre 2016  :

à mettre ailleurs : gros dossier sur : le frelon asiatique se répand “dare-dare” dans le Rhône

Trois nids de cet insecte dangereux ont été récemment découverts dans le Beaujolais vert et la vallée du Rhône. Des apiculteurs redoutent de gros dégâts à partir de 2017.

Avec ses pattes jaunes que l’on dirait trempées dans un pot de peinture fraîche, et le joli dégradé orangé striant la moitié inférieure de son dos arrondi, il a de la “gueule”, le frelon asiatique. Mais une gueule bien trop vorace aux yeux – révulsés – des 1 000 apiculteurs du département, dont les abeilles et larves risquent de finir, tôt ou tard, broyées entre ses impitoyables mandibules.

Venu de Shanghaï en Chine

Parti de la région de Shanghaï en Chine l’insecte classé “danger sanitaire agricole de catégorie 2” a atterri dans le Lot-et-Garonne entre 2004 et 2005, après s’être sans doute logé accidentellement dans une cargaison maritime renfermant les poteries d’un éleveur de bonzaïs (1). Et il a fait son nid sur bientôt la quasi-totalité du territoire français. Ses grosses constructions ovales, aux airs de bombes à retardement, apparaissent entre août et octobre dans tout type d’arbres, plutôt aux abords des villes et villages. C’est en septembre 2015 qu’il a été signalé pour la première fois dans le Rhône, à Monsols (haut Beaujolais) et Bessenay (monts du Lyonnais). Depuis, l’envahisseur se répand “dare-dare”. Début novembre, une bourdonnante colonie a été éradiquée par un spécialiste en désinsectisation dans le cèdre d’un jardin privé au Bois-d’Oingt (Beaujolais vert). Elle ressemblait à une énorme “pomme de pin” venimeuse ! Les jours précédents, un premier nid avait été détruit à Thizy les Bourg, quand un autre était découvert à Condrieu (vallée du Rhône).

« Cet insecte opportuniste se nourrit de tout ce qu’il trouve. Nos conditions climatiques, proches de celles de la région de Shanghaï, lui sont profitables. Mais on ignore, à ce jour, si le réchauffement a un effet sur sa reproduction », indique Eric Darrouzet, spécialiste de cet animal à l’institut de recherche sur la biologie de l’insecte (CNRS, université François-Rabelais de Tours).

« Si les autorités restent passives, le nombre de ces frelons explosera en 2017 », avertit Jean Riondet, le président du syndicat des apiculteurs du Rhône. Et d’insister : « Ce problème est l’affaire de tous. Ce prédateur dévore les pollinisateurs de nos arbres fruitiers. Il est agressif. Sa piqûre est dangereuse ». Quelques décès humains et des dizaines d’accidents ont été enregistrés ces dernières années en France. Le Rhône a été épargné. « A priori , ce frelon est plus agressif que son cousin européen. Mais il ne s’en prend pas à l’homme loin de son nid. Et il sera plus sûrement calme si sa colonie n’a jamais été dérangée », rassure Eric Darrouzet. Des apiculteurs notent des attaques à moins de 5 mètres des nids. Histoire de signaler les risques, on demanderait quand même bien à Dame Nature de lui repeindre les pattes en rouge, à ce satané frelon asiatique !

NOTE (1) Des études génétiques comparatives ont établi cette origine, rapporte Eric Darrouzet.

 

Le président des apiculteurs adresse une piqûre de rappel à la préfecture

Jean Riondet se dit « très inquiet » de voir le frelon asiatique pulluler dans notre département, même si, pour l’instant, et selon les remontées de terrain dont il a pu bénéficier, « les abeilles n’ont pas été attaquées » dans les ruches. Le président du syndicat des apiculteurs du Rhône n’en adresse pas moins une piqûre de rappel à l’État, conformément à l’adage voulant qu’il vaut mieux prévenir que guérir : « La préfecture doit lancer un plan pour lutter contre cet insecte ravageur, sans quoi il risque de se reproduire à toute vitesse. Ce n’est pas à nous, apiculteurs, de faire ce boulot, et de payer les éventuelles interventions d’entreprises spécialisées. Il s’agit d’un problème de sécurité civile, qui ne concerne pas que notre profession », tonne l’apiculteur de Solaize. Selon lui, l’État pourrait charger des équipes de s’attaquer aux nids, avec les nouveaux matériels disponibles : « Une entreprise française a élaboré une sorte de petit fusil façon “paint-ball”, bientôt homologué, qui projette des billes d’insecticides dans le nid. Cela facilite les interventions quand les colonies sont en hauteur. » Contactée par Le Progrès , la direction régionale Auvergne/Rhône-Alpes de l’Alimentation, de l’Agriculture et de la Forêt répond qu’elle n’a ordonné aucune mesure particulière : « Trois nids ont été détectés à ce jour dans le Rhône, dont deux ont été détruits par un professionnel, à la suite de demandes de mairies qui ont réglé l’addition. Aucun accident n’a été enregistré par ailleurs. La destruction des nids de frelons asiatiques relève du pouvoir de police des maires (salubrité, sécurité). » L’État ne pourra allouer aucun moyen financier, tant que le gouvernement n’aura pas classé “nuisible” cet insecte répertorié comme “danger sanitaire agricole de catégorie 2”.

NOTE Le syndicat des apiculteurs du Rhône et le groupement de défense sanitaire apicole organisent une conférence sur le frelon asiatique le jeudi 1er décembre à 14 heures au château de Lacroix-Laval, à Marcy-l’Étoile. Entrée libre et gratuite.

 

La vente d’un piège sélectif espérée d’ici à 3ans Un appât efficace

Sans eux, moins de fruits sur nos tables ! Les hyménoptères jouent un rôle essentiel dans la pollinisation. Les chercheurs de l’université François-Rabelais à Tours tentent donc de mettre au point, avec l’aide d’un partenaire industriel, un piège parfaitement sélectif du frelon asiatique, qui épargne notamment les abeilles et autres guêpes. Le piège lui-même est prêt. Les équipes d’Eric Darrouzet travaillent désormais à rendre l’appât plus efficace grâce aux phéromones d’alarme, des composés volatils émis dans l’atmosphère par le ravageur. « Nous avons identifié les molécules qui les attirent », annonce Eric Darrouzet. Si tout va bien, ce premier piège sélectif pourra être mis sur le marché dans environ trois ans.

Tué à la raquette de badminton

Sportif ! Dans certaines régions, rapporte Eric Darrouzet, des apiculteurs en sont réduits à faire le guet devant leurs ruches pour tuer les frelons asiatiques à coup de raquette de badminton ! La méthode, très chronophage, peut être efficace, pour un temps au moins, en détruisant, chez les frelons, la chaîne de transmission de “l’adresse” des ruches visées. Les producteurs de miel du Sud-Ouest savent fabriquer des pièges artisanaux qui, selon l’apiculteur du Rhône Jean Riondet, ont démontré leur efficacité. Il s’agit de couper le sommet d’une bouteille en plastique, de le retourner vers l’intérieur en conservant le bouchon fermé, mais percé d’un trou de 7 millimètres par lequel entrera le frelon asiatique. Cette même bouteille, percée dans son fond de tout petits trous, est enfoncée dans une demi-autre, en partie remplie d’alcool. « Il éloigne les abeilles et attire le frelon asiatique. Si des guêpes ou d’autres insectes entrent, ils ressortent par des trous latéraux de 5,5 millimètres », décrit Jean Riondet. Seul inconvénient : ce piège emprisonne aussi le frelon européen.

 

Point par point

Quels sont – outre l’homme – les prédateurs du frelon asiatique ?

Une étude scientifique publiée en 2014 par Eric Darrouzet, Jérémy Gévar et Simon Dupont (CNRS, université François-Rabelais de Tours) a établi qu’un insecte parasitoïde européen du type conops vesicularis (inoffensif pour l’homme) était

capable de dévorer le frelon asiatique. Des constats d’Eric Darrouzet laissent penser que la mésange charbonnière, notamment, se nourrit de frelons asiatiques. Mais les oiseaux ne suffiront pas à vaincre cet insecte à la forte capacité d’essaimage.

Son venin est-il plus dangereux que celui du frelon européen ?

La piqûre d’un frelon asiatique est-elle plus dangereuse pour l’homme – voire les animaux d’élevage ou de compagnie – que celle du frelon européen ou de la guêpe ? On l’ignore encore (1). Si les propriétés du venin sont inconnues, Eric Darrouzet indique en avant-première au Progrès que son équipe a entamé le10 novembre la première étude scientifique sur le sujet, en collaboration avec des biochimistes de l’Icoa et du CBM de Tours. Ce travail durera trois ans. « Nous devrions obtenir des premières tendances entre fin 2017 et début 2018 », estime le chercheur.

NOTE (1) Le responsable des Urgences des Hospices civils de Lyon n’a pas donné suite.

 

Que faire en cas de découverte d’un nid ?

Ne touchez à rien et appelez une société de désinsectisation

S’il se trouve dans un arbre de votre propriété, ne prenez surtout pas l’initiative de décrocher vous-même un nid de frelons asiatiques avec une perche. Vous courez, en cas de piqûre, le risque d’un choc allergique, potentiellement mortel. Le mieux est de consulter les “Pages jaunes” ou d’appeler la mairie de votre commune de résidence. Elle vous indiquera, le cas échéant, les coordonnées de professionnels agréés. « Le coût d’une intervention avec poudre insecticide varie entre 100 et 250 € selon la hauteur. Il est important de ne pas décrocher le nid tout de suite, car les frelons absents pendant l’injection pourraient reconstituer un nid secondaire », prévient Karine Frenay, gérante de la société de désinsectisation K3D (Amplepuis). Enfin, n’oubliez pas que les pompiers du Sdis n’interviennent que pour les nids apparus sur le domaine public.

ou

 

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-dans le Progrès de lundi 10 avril 17

 -dans le Progrès de mardi 2 mai 17

Capture d’écran 2017-05-04 à 11

 

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